Un petit bonhomme en Argentine | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Sur les traces des colons italiens…Après avoir fait les comparatifs des différentes compagnies de cars, mon choix s’est porté sur « Condor Estrella » soit « Condor Etoile ». Mon billet est en poche : je lève le camp mercredi prochain, le 30, direction Puerto Madryn qui est une petite ville située à mi-chemin entre Buenos Aires et Ushuaïa. Enfin… j’aurais le temps de vous en parler quand le temps de partir sera venu. Avant ça, il me reste quelques heures pour profiter de cette capitale qui réussit à me séduire chaque jour un peu plus… Je commence à avoir de nombreux repères dans la ville, un petit restaurant sympa dans San Telmo où ils servent du carpaccio de lama (un délice…), un bar dans le vieux Palermo, quartier huppé et artistique où se trouve mon auberge, la ligne de bus 59 qui relit mon quartier à celui de mon ancien hostel, les odeurs dans les rues (à la fois épicé et floral), les expressions locales et l’accent porteño…Les porteños, natifs de Buenos Aires, sont issus de colons italiens. Cela explique beaucoup de choses ici comme la gastronomie (pizzas, pastas, glaces, escalope milanesa), certains noms et surtout leur façon de parler, de s’exprimer. Les porteños parlent l’espagnol avec l’accent et les gestes à l’italienne, ce qui donne un spectacle assez marrant. Cette influence est fortement présente dans tout Buenos Aires car ces italiens ont migrés de quartier en quartier au fil des siècles en raison des différents fléaux décimant la population, dont la fièvre jaune. S’installant d’abord dans le quartier de la Boca, les porteños ont investit par la suite successivement San Telmo, Retiro puis Recoleta. Du sud vers le nord. Ces différentes migrations ont façonné Buenos Aires, elles lui ont donné les caractéristiques qui font son charme et son particularisme. Je m’en rends compte maintenant : en deux semaines, j’ai suivi le meme parcours que les colons italiens pour me retrouver aujourd’hui dans le récent quartier de Palermo. A la différence que je l’ai fait en deux semaines et que je n’ai pas imprimé mon style comme l’ont fait les italiens !! Il existe un quartier encore plus récent, celui de Puerto Madero. Il est l’endroit le plus cher de Buenos Aires avec des restaurants haut de gamme, des hotels cinq étoiles et une sorte de croisette où se balladent les amoureux. Comme l’indique son nom, il s’agit d’un port de plaisance qui jouxte la Rio del Plata, rivière qui sépare l’Argentine de l’Uruguay. Le contraste entre ce quartier et celui de son voisin la Boca est saisissant… Deux mondes différents.
Pour en revenir à mon lieu de vie actuel, Palermo est donc un quartier d’art, de cinéma, de théatre. Il présente aussi la caractéristique de réunir une communauté gay importante. Buenos Aires est une ville à la mode en Amérique du sud, beaucoup moins conservatrice que ses voisines. Ceci explique cela…Ainsi, j’ai eu le plaisir (relatif) cette semaine de passer du temps avec six gays et deux filles hétéros, Aichatou et Susana… eh bien je dois avouer que je ne me suis pas ennuyé une seconde. Toujours prêt à me montrer les coins sympas de la ville, ils sont très ouverts et portent la culture et le patrimoine français sur un pied d’estale… Ils sont très admiratifs de notre pays. Hier soir, je me suis occupé du diner… j’aurais pas du dire que j’aimais cuisiner… j’ai eu quelques demandes en mariage à la fin du repas !! Ha Ha… Mais pas de Susana… dommage… ;o)
De gauche à droite, Susana (Lima, Pérou), Thiago (Braziou), Aichatou (Paris), Julio (Buenos Aires), Diego (Buenos Aires), Luca (Lima, Pérou). Le temps est venu de quitter Buenos Aires pour y revenir dans deux mois. J’ai déjà des images fortes en tete notamment les parties d’échecs contre mes amis brésiliens, norvégiens et péruviens. En voici une illustration faite par Xavier, un autre français à Buenos Aires.
A bientot pour de nouvelles aventures du petit bonhomme en Argentine !! Publié à 07:35, le 29/07/2008, dans A Buenos Aires, Buenos Aires Mots clefs : italiens, colons, Puerto Madero Je poursuis mon petit bonhomme de cheminBonjour à tous!
J’entame le sixième jour à Buenos Aires et ca s’est drolement rafraichi ces deux derniers jours. Au soleil ca va mais dès qu’on met un pied à l’ombre, un pull et un manteau sont nècessaires. Plus je vais descendre vers le sud et plus il fera froid. J’ai entendu dire qu’il y avait des stations de ski tout en bas… Peut-etre vais-je pouvoir taquines les pistes?
Ces deux derniers jours, j’ai poursuivi la découverte de la ville. Dimanche matin, un grand marché s’est tenu dans mon quartier à San Telmo, tout au long d’une rue jusqu’à une petite place, la Plaza Dorrego, qui rappelle la place du Terte à Montmartre. Il s’agit en fait de la rue des antiquaires, rue populaire qui affiche des maisons basses aux facades colorées. Quartier du tango, de petits passages et de terrasses de café. Un de ces petits passages mène à un marché couvert et typique, un peu dans le style des Halles de Lyon mais en plus ancien. Le toit est constitué d’une grande verrière soutenue par des armatures en fer et des horloges d’un autre temps sont suspendues au coin des allées pour donner l’heure aux passants et aux marchands. Les étals des bouchers et des fromagers, d’ailleurs très attrayants, sont voisins d’antiquaires et de petites boutiques de breloques.
Ma promenade du jour se termine par le congrès, énorme monument équivalent de l’Assemblée Nationale ou du Sénat en France. Sur la place du congrès de nombreux manifestants siègent pour demander une distribution plus équitable des richesses aux paysans, à priori bien plus pauvres que les grandes villes.
Hier, lundi 21, le temps n’a pas été Clement. Il a plu une bruine bretonne toute la journée. Tous les voyageurs sont restés à l’auberge et en déjeunant, je me suis fais embrigader dans une partie d’échecs. Mon adversaire du jour, un norvégien, a été coriace jusqu’au bout mais l’honneur des francais est sauf: j’en suis venu à bout au terme d’une partie tendue qui aura duré deux heures!! Heureusement, je m’étais entrainé quelques semaines auparavant à Barcelona (merci Tosma). Ce norvégien avait battu quelques jours plus tot une francaise qui parait-il jouait très bien. Il était donc le favori, l’homme à abattre :o) Désormais, plusieurs personnes veulent se frotter à moi pour que je leur apprenne des techniques. C’est plutot sympa. Malheureusement, je n’aurais pas trop le temps car demain je change d’auberge pour une plus calme qui se situe dans le quartier de Palermo. De là, je commencerais les vrais préparatifs du périple vers le sud. Ce sera un peu ma base arrière…
Díci là, buenos aires a todos / bons vents à tous!!
To be continued… Publié à 06:06, le 22/07/2008, dans A Buenos Aires, Buenos Aires Mots clefs : Congreso, Plaza Dorrego, San Telmo { Page précédente } { Page 1 sur 2 } { Page suivante } |
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