Un petit bonhomme en Argentine | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Des lions de mer feignants à l'air pur du bout du monde...Puerto Madryn est bel et bien une station balnéaire argentine haut de gamme. Par exemple, les boutiques sont d'un standing élevè, telles qu'on en trouve dans le quartier de Palermo et de Recoleta à Buenos Aires. Ces trois jours sont reposants et la chaleur des habitants, du patron de l'auberge et des routards est très appréciable. Je me lie d'amitié avec les deux allemandes dont je vous ai parlé dans l'article précédent, Franzizka et Britta. Balades, découverte des lions de mer et des baleines, petits déjeuners face à la mer, dîner arrosé avec un couple de belge et deux argentines autour d'un asado (grill au milieu de la table avec plusieurs viandes succulentes qui finissent de cuire) sont à notre programme. D'ailleurs, l'agneau patagon est la spécialité de la région: une merveille...
Le jour du départ, Britta et moi échangeons nos différentes adresses d'auberges, de restaurants, d'endroits sympas... elle vient d'El Calafate où je me dirige et elle va à Buenos Aires, d'où je viens. L'entraide entre routards, c'est chouette. Je me surprends d'ailleurs à lui faire coucou de la main pour lui dire au revoir lorsque son bus part. Ah Ah! Je pensais être souvent seul mais finalement jamais... Le fait d'être en solo favorise grandement les rencontres. Les gens viennent facilement vers moi. Si j'avais été acompagné, ça n'aurait pas été pareil. Vive les voyages en solo!! Vingt minutes après c'est mon tour: le bus pour Ushuaïa... Roulements de tambour... Taratataratatatatatata... Trente heures de voyage m'attendent, je suis prêt psychologiquement. Avant cela, une petite pensée pour un ami feignant rencontré à Puerto Madryn:
Dans le bus, un froid de barbare nous empêche de dormir paisiblement. A partir de Rio Gallegos, le matin, les paysages sont enneigés, quel bonheur... C'est aux alentours de midi que nous traversons le détroit de Magellan: moment très particulier... Je reste sur le pont de bateau malgré un froid de canard. C'est au bout de vingt minutes de traversée que je foule la terre de la Grande Ile de Terre de Feu... Au revoir continent!! Bonjour terre australe mythique et fabuleuse!! Plus nous avançons, plus les paysages sont jolis... de grandes étendues jaune vif et ocre semblent en train de brûler. Peut être cette île tire son nom de la couleur de ses terres. Le soleil perce un fin voile brumeux et répond à la pureté des quelques lacs glacés et enneigés que nous croisons. (voir les photos) Un bref passage par le Chili est obligatoire pour rejoindre la partie argentine de la Terre de Feu où se trouve la ville la plus australe de notre bonne vieille terre... Quatre postes de douane et son lot de militaires chiliens plus tard (les relations entre Argentine et Chili ne sont pas au beau fixe), nous atteignons Ushuaïa après trente éprouvantes heures... Depuis quelques centaines de kilomètres, la neige est partout, y compris à Ushuaïa.
Prise de possession de ma chambre à l'Antartica Hostel, auberge chaleureuse et dont l'accueil de Virginia est très agréable. Ma première impression de la ville est un peu décevante. Ushuaïa apparait comme une ville portuaire simple mais le temps maussade n'arrange pas mes affaires. Attendons les prochains jours pardi! Justement le lendemain est bien plus chouette. Le ciel dégagé permet la vue sur le canal Beagle et sur les cimes enneigées des environs d'Ushuaïa. Les maisons sont de style scandinave, colorées et en tôle rainurée. Ce jour-là, lever 8h30, rendez-vous à 10h avec une espagnole du nom de Beatriz pour aller se promener dans le parc naturel de la Terre de Feu... Situé au bout de la route 3, dernière route du sud de l'Amérique latine, cette reserve est composée de forêts et de montagnes revêtant un manteau de neige. C'est magnifique! Nous marchons durant trois heures sur des sentiers (dont un s'appelle le sentier de La Turballe!!), tantôt qui débouchent sur un lac partiellement gelé, tantôt sur de petits ruisseaux aux clapotis magiques... Un pivert, un lapin, de petits oiseaux jaune et marron dont j'ignore le nom, nous croisons régulièrement les habitants de cette forêt. Le calme est légendaire, C'est un vrai hâvre de paix, l'air y est pur et chaque bouffée est un délice. C'est l'air du bout du monde... si je pouvais vous en ramener un peu, je n'hésiterais pas! Les températures ne sont pas si froides: entre 0 et 5 degrés.
J'ai bonne mine, non?
Le temps se dégage de plus en plus, c'est beau, tout simplement. Une journée agréable de plus, je rentre à l'auberge et décide de continuer dans ce style paisible: longue douche chaude puis je squatte les canapés très confortables (dans lesquels je m'enfonce) de la pièce commune. Virginia passe du reggae, la pièce est chaude et chaleureuse, c'est d'ici que j'écris ces quelques lignes. Le vide est fait...
Publié à 06:09, le 5/08/2008, dans En Terre de Feu, Ushuaïa Mots clefs : Parc naturel, Terre de Feu, détroit de Magellan |
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